Jeudi 12 novembre 2009



Par Taïké Eilée - Publié dans : Vidéos musicales
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Dimanche 16 août 2009

Article publié sur AgoraVox et Yahoo! Actualités


Non, la fameuse Sibel Edmonds ne vient pas nous dire que le 11-Septembre est un « inside job », car elle ne se prononce que sur ce qu’elle connaît de sa propre expérience. Et elle fait bien. Mais elle vient nous dire ce que certains documents classifiés qu’elle a eu entre les mains pourraient prouver : les Etats-Unis n’ont jamais cessé de soutenir Ben Laden jusqu’au 11-Septembre, dans le cadre d’opérations de déstabilisation en Asie Centrale. C’est ce qu’on appelle une bombe médiatique.


L’ancienne traductrice au FBI Sibel Edmonds a fait une révélation fracassante le 24 juin 2009, au micro de Brad Friedman, dans le Mike Malloy Show. Ses propos ont été retranscrits le 31 juillet sur les blogs Let Sibel Edmonds Speak, Against All Enemies et Daily Kos. Ils ont enfin été traduits (une première fois) en français sur le site ReOpen911 le 13 août.
 
Des propos qui rejoignent ceux du journaliste Eric Margolis au micro de Scott Horton, d’abord le 30 novembre 2008, puis le 28 avril 2009 (les Français ont pu apercevoir cet ancien correspondant de guerre, fin connaisseur du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale, dans l’émission de Frédéric Taddeï, Ce soir ou jamais sur France 3).
 
Relations intimes... et pérennes
 
Selon Sibel Edmonds, les Etats-Unis ont entretenu des relations très étroites avec Oussama Ben Laden et les Talibans, sans discontinuer jusqu’au 11-Septembre, dans le cadre d’opérations en Asie Centrale, une zone aux ressources énergétiques particulièrement convoitées. Ces relations étaient pourtant censées être rompues depuis la fin de la Guerre froide :
 
"Dire que depuis la chute de l’Union Soviétique, nous avons mis un terme à notre relation intime avec Ben Laden et les Talibans est un mensonge, et il est possible de le prouver très facilement sur la base des informations qui ont été classifiées dans mon affaire. Nous avons entretenu des relations très étroites avec ces gens, au sujet de l’Asie Centrale, et cela jusqu’au 11-Septembre. (...) Nous avons réalisé des opérations en Asie Centrale avec ces groupes, les utilisant comme nous le faisions déjà durant le conflit soviéto-afghan, et nous les avons utilisés jusqu’au 11-Septembre" (à écouter via le 2e lecteur MP3 sur cette page, entre la 6e et la 7e minute, ou à partir de la 6e minute sur la vidéo qui suit).
 
 
Le rôle du tiers
 
Cette "utilisation" se faisait via des intermédiaires, la Turquie (dont Sibel Edmonds est originaire), mais aussi d’autres acteurs provenant du Pakistan, d’Afghanistan et d’Arabie Saoudite. Ben Laden, les Talibans et d’autres groupes servaient ainsi d’armée terroriste par procuration. Les Etats-Unis avaient besoin de cette discrétion afin d’éviter tout risque de révolte populaire en Asie centrale (Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan), mais aussi de fâcheuses répercussions en Chine et en Russie.
 
Sibel Edmonds précisait, en juillet 2008 : "Ceci a commencé il y a plus de dix ans, dans le cadre d’une longue opération illégale et à couvert, menée en Asie centrale par un petit groupe aux États-Unis. Ce groupe avait l’intention de promouvoir l’industrie pétrolière et le complexe militaro-industriel en utilisant les employés turcs, les partenaires saoudiens et les alliés pakistanais, cet objectif étant poursuivi au nom de l’Islam." La stratégie pro-islamiste des Etats-Unis, une longue histoire...
 
L’Afghanistan, un repaire de terroristes ?
 
De son côté, Eric Margolis, s’il affirme aussi que la CIA a supporté Ben Laden jusqu’en 2001, avance encore une idée tout à fait iconoclaste, selon laquelle l’Afghanistan n’a jamais constitué un foyer du terrorisme : "En réalité, quand les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001, ils ont prétendu qu’il y avait plus de 20 "camps d’entraînement terroristes", comme ils les appelaient, qui entraînaient tous des terroristes devant aller frapper l’Amérique, eh bien, c’était un mensonge absolu. Un parmi tant d’autres." Qu’étaient donc ces camps, s’ils n’entraînaient pas des terroristes ?
 
"Pour 90 % des gens dans les camps d’entraînement, il pouvait s’agir de Cachemiris, entraînés par les services de renseignement pakistanais, l’ISI, au vu et au su des Américains, pour aller se battre au Cachemire contre la loi indienne. C’était le groupe le plus important. Le deuxième plus important regroupait des gens d’Asie Centrale, principalement d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Tadjikistan, qui étaient organisés et entraînés pour aller combattre ces épouvantables régimes communistes d’Asie Centrale, encore au vu et au su des Américains. Enfin, il y avait un groupe de Ouïghours, ces Chinois musulmans de la province du Xinjiang qui étaient entraînés par Ben Laden pour aller combattre les communistes chinois au Xinjiang, et ce ne n’était pas seulement au vu et au su de la CIA, mais avec son soutien, car elle pensait qu’elle pourrait les utiliser au cas où une guerre éclaterait avec la Chine." Interloqué, l’animateur radio demande à Eric Margolis jusqu’à quand ces pratiques ont eu cours, et le reporter de répondre que cela se passait en 2001...
 
La CIA encourage Ben Laden
 
Lorsqu’il lui demande si Ben Laden "travaillait avec" la CIA, Margolis précise sa pensée : "Je n’irai pas aussi loin. Je dirais qu’ils savaient ce que Ben Laden faisait, et qu’ils l’encourageaient par l’entremise d’un tiers, probablement les Saoudiens..." Et le journaliste de poursuivre : "Vous vous souvenez que Washington versait de l’argent aux Talibans jusque 4 mois avant le 11-Septembre ; la raison était qu’ils pensaient pouvoir ainsi les enrôler pour aller renverser les régimes communistes d’Asie Centrale, et même attaquer la Chine. Mais bien sûr, le 11-Septembre est arrivé, et alors ces sales petits secrets ont été dissimulés, les dossiers ont été brûlés, et quiconque y avaient pris part fut expulsé au purgatoire. (...) Le fait est que l’Afghanistan n’était pas un foyer du terrorisme, il y avait des groupes commando, des groupes de guérilla, entraînés dans des buts précis en Asie Centrale" (à écouter sur cette page, à partir de la 7e minute).
 
Dans une interview plus récente, Eric Margolis précisera que les Ouïghours entraînés en Afghanistan, dont certains bénéficiaient de la "collaboration de Ben Laden", étaient "payés" et "armés" par les Etats-Unis (à écouter sur cette page, à la 13e minute). On ne sait si l’on doit faire un lien entre ces "encouragements" et la visite d’un agent de la CIA à Ben Laden, le 12 juillet 2001, alors que le milliardaire saoudien était soigné à l’hôpital américain de Dubaï...
 
 
Une certaine logique
 
Le Figaro ne se montrera guère étonné par cette rencontre : "Les contacts entre la CIA et Ben Laden remontent à 1979 lorsque, représentant de la société familiale à Istanbul, il commença à enrôler des volontaires du monde arabo-musulman pour la résistance afghane contre l’Armée rouge. Enquêtant sur les attentats d’août 1998 contre les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et de Dares-Salaam (Tanzanie), les enquêteurs du FBI ont découvert que les traces laissées par les charges proviennent d’un explosif militaire de l’armée américaine et que cet explosif a été livré trois ans auparavant à des Afghans arabes, les fameuses brigades internationales de volontaires, engagés au côté d’Oussama ben Laden durant la guerre d’Afghanistan contre l’armée soviétique. Poursuivant ses investigations, le FBI découvre des « montages » que la CIA avait développés avec ses « amis islamistes » depuis des années. La rencontre de Dubaï ne serait donc que la suite logique d’une « certaine politique américaine »."
 
Les propos de Sibel Edmonds et Eric Margolis ne viennent finalement que confirmer, et approfondir, ce qu’Alexandra Richard, pour Le Figaro, et Richard Labévière, pour RFI, laissaient entrevoir dès le 31 octobre 2001 : les relations entre Ben Laden et les Américains n’avaient jamais cessé, malgré les attentats, attribués à Al-Qaïda, contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998, et contre le navire de guerre USS Cole en 2000. Elles n’ont pas même cessé après que les avertissements d’attentats à venir aux Etats-Unis ont commencé à pleuvoir... On n’en déduira rien, si ce n’est qu’amis et ennemis sont notions relatives, contrairement à ce que laisserait croire la rhétorique du combat entre le Bien et le Mal, et que l’intérêt, dans ces affaires, prime sans doute sur toute considération morale. Nul étonnement donc devant de telles relations. Seulement le constat d’une persistante obscurité.
 
Une femme... tenace
 
L’obscurité ne se lèvera pas tant que les documents que Sibel Edmonds (ou Bob Graham...) évoque seront classifiés. Pour avoir voulu lever un coin du voile, la jeune traductrice subit les foudres de l’administration Bush : chargée en effet de traduire, au lendemain du 11-Septembre, des documents liés aux attentats, elle fut renvoyée, dès mars 2002, pour avoir signalé à ses supérieurs certains faits graves, comme l’infiltration du FBI par des espions oeuvrant pour un lobby turc... Peu après son renvoi, elle fit l’objet d’un "gag order", une mesure exceptionnelle l’assignant au silence, lui interdisant de révéler la teneur exacte des faits qu’elle reprochait et de documenter ses propos.
 
Plus tard, elle dénonça les mensonges de Condoleezza Rice, lorsque cette dernière affirma que nul, dans la communauté du renseignement, ne pouvait imaginer les attaques du 11-Septembre. Le 11 février 2004, elle témoigna devant la Commission d’enquête. Mais le rapport final, paru le 22 juillet 2004, et gros de 567 pages, n’en tint pas compte (le nom de Sibel Edmonds n’apparaissant qu’une seule fois, dans une simple note de bas de page). Le 1er août 2004, elle décida donc d’écrire une lettre au Président de la Commission, Thomas Kean, dans laquelle on peut lire qu’en avril 2001, un informateur du FBI avait transmis à l’agence les informations suivantes : « 1) Oussama Ben Laden planifiait une attaque terroriste majeure aux Etats-Unis visant 4 ou 5 villes importantes, 2) l’attaque allait impliquer des avions, 3) certains des individus en charge de porter l’attaque étaient déjà en place aux Etats-Unis, 4) l’attaque allait être portée dans les prochains mois. » Sibel Edmonds ne reçut aucune réponse de la part de Thomas Kean. Ce qui renforça sa hargne et sa détermination.
 
"Marché noir nucléaire entre la Turquie et le Pakistan, néoconservateurs travaillant pour des intérêts turcs et israéliens, multinationales de l’armement et sociétés-écrans, en 6 mois au FBI la petite traductrice de Washington a joué dans la cour des grands" : le documentaire Une Femme à abattre nous fait entrevoir l’incroyable sac de noeuds dans lequel la jeune femme a mis les pieds.
 
 
 
Par Taïké Eilée - Publié dans : 11 septembre
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Lundi 27 juillet 2009
Dans la chaleur lourde et humide qui enveloppe ce coin de Caraïbe, Angela répète, consciencieusement, ses pas. Trônant sur la scène de théâtre rénovée de l’hôtel Ifa, elle vient souvent chercher le regard, ferme et sans concession, de sa chorégraphe, une jeune femme à peine plus âgée qu’elle. Mais qui la rassure et la guide.
 
C’est le milieu de l’après-midi. Les vacanciers sont à la plage, ou barbotent dans l’une des trois piscines du complexe, sirotant quelque cocktail local. Ce soir, comme tous les soirs de la semaine, Angela se produira devant un public de touristes, venus d’Europe - de France, d’Espagne et d’Allemagne surtout -, des Etats-Unis, d’Amérique du Sud aussi, en quête de délassement.
 
On leur a dit qu’ici c’était le paradis. Sable blanc, cocotiers et eau turquoise, savoureuse comme un bon bain chaud. Mais comme au paradis - que Dupontel imaginait peuplé de distractions du genre Cousteau et Walt Disney -, on s’ennuie un peu. Le réel finit par manquer, avec ses aspérités. Pas de réel à plusieurs kilomètres à la ronde. Rien que des hôtels, à perte de vue sur la côte.
 
Plus loin seulement les premières habitations d’autochtones. Ici ce n’est plus le paradis, mais la pauvreté, souvent. Surtout dans les zones les plus agraires, où l’on cultive canne à sucre, cacao, tabac et café. Mais la beauté y est plus substantielle. Les maisons, de planches et de tôles, parfois de pierre et entourées de grilles, sont peintes des couleurs les plus chatoyantes. On n’est pas sûr qu’on aimerait y vivre, venu de France, mais on est charmé par ce ballet de couleurs contrastées qui emplit de gaieté.
 
Au bord de la route, devant un grand et beau jardin, des familles sont regroupées autour d’un aîné. Les enfants saluent de la main l’Occidental de passage, dans l’espoir d’un quelconque présent. Malaise du touriste encore doté de conscience. Plus loin, dans l’embrasure d’une porte, on devine en passant le barbier en plein travail ; l’homme sur la chaise a encore de la crème sur les joues.
 
Partout les motos fusent, elles servent souvent de taxis. Pas un casque ici. Pas un flic pour verbaliser non plus. Le vent baigne tranquillement les têtes nues. Pas davantage de feux tricolores à l’horizon. Un joyeux foutoir sur la route, mais pas si mal organisé finalement.
 
Les filles sont belles, élégantes. Pas de généralité excessive, mais elles le sont. Sur la scène, dans le paradis à touristes, Angela danse. Avec une application extrême, elle parfait son geste. Soucieuse, insatisfaite. On sent le perfectionnisme. Autour d’elle, une dizaine d’autres danseurs et danseuses s’activent, tous très doués, accompagnés de trois chanteurs et d’un orchestre, vêtu, le soir venu, tout de blanc.
 
Dans l’assemblée encore vide, je suis seul, trois rangées derrière la chorégraphe attentive, qui ne quitte pas ses protégés des yeux, à me passionner pour cet entraînement. Je me rends compte à quel point chacun de ces danseurs est avant tout un athlète. Une force impressionnante, indispensable pour soutenir les danseuses, les porter dans les airs, et réaliser aussi les acrobaties les plus fantastiques.
 
Chaque soir, bien après que la nuit est tombée, ils livrent tous une heure de spectacle, sur ces planches ouvertes sur le ciel, et balayées par le vent : une succession effrénée de chorégraphies inspirées des grands standards internationaux, une débauche de costumes, une qualité inattendue en ce lieu de vacances. Et au terme de chaque mouvement, l’envie de prolonger les applaudissements, devant un si remarquable résultat d’ensemble.
 
Angela se distingue néanmoins du reste de la troupe. Ses gestes sont plus fluides. Ses déhanchements donnent le tournis, c’est vrai. Mais quel caractère on devine chez elle ! Quelle personnalité ! Devant le public rassemblé, elle lance des regards provocants, qui vous harponnent. Elle joue la comédie. C’est une actrice. Une nature. Ses faux cils modifient considérablement son apparence et son style. On la sent fière, bouillonnante. Explosive. Miss Dynamite, je l’appelle. Elle a tous les attributs d’une star. Elle subjugue, elle fascine. On la croirait sortie d’un film.
 
Avec du recul, l’une de ses danses très personnelles me ramène justement à un film, à une scène. Salma Hayek, alias Satanico Pandemonium, dans Une Nuit en Enfer :
 
 
Face à la créature nocturne, délicieusement vénéneuse, les hommes se taisent, pétrifiés par le charme, les femmes enragent, ou admirent tout simplement.
 
 
Le spectacle achevé, quelques danseuses continuent le job dans la discothèque. Et s’agitent sur des cubes de lumière. Angela, elle, est là, sans fard. Pas pour danser. Mais pour filmer un show particulier qui se déroule ce soir-là. Souriante, le visage pur, avec ses cheveux blonds détachés, on dirait un ange. Un ange de la nuit, qui semble né pour la fête et le plaisir.
 
Demain, elle remontera sur les planches et, de métamorphoses en métamorphoses, finira par toucher, je n’en doute pas, le soleil qu’elle mérite.
 



Publié sur AgoraVox
Par Taïké Eilée - Publié dans : Mes créations vidéos
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Vendredi 3 juillet 2009


Par Taïké Eilée - Publié dans : Musique
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Dimanche 28 juin 2009
Je n'ai jamais été fan, et pourtant. Force est de constater que la disparition de cet homme étrange ne me laisse pas indifférent. Parce qu'il était la plus grande star du monde ? La Méga Star ? L'icône des années 80, que jamais sans doute personne n'égalera ? La première star "universelle", comme beaucoup l'ont déjà dit, adulée au quatre coins du monde ? Le plus gros vendeur de disques de tous les temps ? Il y a bien sûr de tout cela. Il y a aussi son incessante métamorphose, qui en fait une absolue singularité dans notre humanité. Voilà un homme noir, plutôt beau garçon, qui finit blanc et quasi monstrueux. Pour fuir, paraît-il, son enfance détestable, les humiliations que son père lui faisait subir, qui le traitait de "gros nez". Pour rattraper l'enfance qu'il n'eut pas et qu'il ne voulut, lorsqu'il l'eut retrouvée, plus jamais quitter. Peter Pan incarné. Et une fuite en avant insensée, que la mort devait forcément stopper, vite. A 50 ans. Nul n'imaginait Jackson vieux. C'eut été un non-sens. Son retour annoncé était voué à l'échec. C'est du moins ce que laissait présager sa dernière conférence de presse. L'homme qu'on y avait vu ne semblait plus guère capable de chanter, et encore moins de se mouvoir sur une scène à la manière du King of Pop des eigthies. Impression toutefois mitigée par la récente diffusion de son ultime répétition, deux jours avant sa mort, qui le montre en assez bonne forme... Jackson est et restera un mystère. Pour qui le regardait de loin, il était incompréhensible. On dit qu'il avait gardé la mentalité d'un gamin de 14 ans. Son parc d'attraction géant Neverland faisait, paradoxalement, froid dans le dos. Ce cocon, cette enclave d'où le réel avait disparu, ce monde imaginaire dans lequel Peter Pan pouvait rêver qu'il n'avait pas grandi, entouré de jouets, de poupées, des animaux du zoo, et de tous ces enfants... avec lesquels il aurait eu parfois, rien n'est sûr, des pratiques qui donnent la nausée. Mais Jackson était, dit-on, un enfant, qui aimait naïvement les enfants. Face à une telle personnalité, à nulle autre pareille, je reste incrédule. Voilà un objet que je ne saurais saisir. Etrangeté irréductible à ma compréhension. Et qui m'inspirerait, au final, une certaine tendresse. Michael Jackson : un être aux transformations - aux mutations -, au succès et aux moeurs uniques. A la chute également fracassante. Avec sa mort, c'est aussi une époque qui meurt, une époque révolue certes depuis déjà longtemps, mais qui se rappelle ici à nos souvenirs. Douloureusement. C'était en 1985.



A lire, sur l'impact incroyable de cet événement sur Internet :

La mort de Michael Jackson ébranle internet (Le Figaro)

Quand la mort de Michael Jackson ralentit le Web et induit Google en erreur...

La mort de Michael Jackson ralentit le web mondial !

La mort de Michael Jackson paralyse le web


Pour commencer à comprendre :

Michael Jackson, les métamorphoses d’un mutant

Michael Jackson. Peter Pan s’est définitivement envolé


Le talent à l'état pur :




A-P-O-T-H-É-O-S-E

du clip du live
Par Taïké Eilée - Publié dans : Musique
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