Michael Jackson

Publié le par Taïké Eilée

Je n'ai jamais été fan, et pourtant. Force est de constater que la disparition de cet homme étrange ne me laisse pas indifférent. Parce qu'il était la plus grande star du monde ? La Méga Star ? L'icône des années 80, que jamais sans doute personne n'égalera ? La première star "universelle", comme beaucoup l'ont déjà dit, adulée au quatre coins du monde ? Le plus gros vendeur de disques de tous les temps ? Il y a bien sûr de tout cela. Il y a aussi son incessante métamorphose, qui en fait une absolue singularité dans notre humanité. Voilà un homme noir, plutôt beau garçon, qui finit blanc et quasi monstrueux. Pour fuir, paraît-il, son enfance détestable, les humiliations que son père lui faisait subir, qui le traitait de "gros nez". Pour rattraper l'enfance qu'il n'eut pas et qu'il ne voulut, lorsqu'il l'eut retrouvée, plus jamais quitter. Peter Pan incarné. Et une fuite en avant insensée, que la mort devait forcément stopper, vite. A 50 ans. Nul n'imaginait Jackson vieux. C'eut été un non-sens. Son retour annoncé était voué à l'échec. C'est du moins ce que laissait présager sa dernière conférence de presse. L'homme qu'on y avait vu ne semblait plus guère capable de chanter, et encore moins de se mouvoir sur une scène à la manière du King of Pop des eigthies. Impression toutefois mitigée par la récente diffusion de son ultime répétition, deux jours avant sa mort, qui le montre en assez bonne forme... Jackson est et restera un mystère. Pour qui le regardait de loin, il était incompréhensible. On dit qu'il avait gardé la mentalité d'un gamin de 14 ans. Son parc d'attraction géant Neverland faisait, paradoxalement, froid dans le dos. Ce cocon, cette enclave d'où le réel avait disparu, ce monde imaginaire dans lequel Peter Pan pouvait rêver qu'il n'avait pas grandi, entouré de jouets, de poupées, des animaux du zoo, et de tous ces enfants... avec lesquels il aurait eu parfois, rien n'est sûr, des pratiques qui donnent la nausée. Mais Jackson était, dit-on, un enfant, qui aimait naïvement les enfants. Face à une telle personnalité, à nulle autre pareille, je reste incrédule. Voilà un objet que je ne saurais saisir. Etrangeté irréductible à ma compréhension. Et qui m'inspirerait, au final, une certaine tendresse. Michael Jackson : un être aux transformations - aux mutations -, au succès et aux moeurs uniques. A la chute également fracassante. Avec sa mort, c'est aussi une époque qui meurt, une époque révolue certes depuis déjà longtemps, mais qui se rappelle ici à nos souvenirs. Douloureusement. C'était en 1985.



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A-P-O-T-H-É-O-S-E

du clip du live

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