La conversation sur le 11 septembre continue (3)

Publié le par Taïké Eilée

3. Une accumulation de coïncidences

 
Après avoir évoqué, dans l'article précédent, les principaux faits que je juge troublants au sujet du 11 septembre, passons aux coïncidences, dont l'accumulation a de quoi... titiller nos méninges.

La première coïncidence est sans doute la plus forte, car elle offre un cadre explicatif fort commode aux attentats du 11 septembre. En septembre 2000, le PNAC [Project for the New American Century], un "think thank" néo-conservateur, publie un document intitulé "Reconstruire les défenses américaines" ; il s'agit d'un plan vers une domination américaine planétaire, qui préconise notamment une prise de contrôle militaire de la région du Golfe et une hausse significative des dépenses militaires ; il précise que le processus de transformation des Etats-Unis en "une future force dominante" pourrait s’avérer long sans un "quelconque événement catastrophique qui, tel un nouveau Pearl Harbor, servirait de catalyseur". Un an plus tard, l'Amérique connaissait son "nouveau Pearl Harbor", envahissait dès octobre 2001 (en guise de représailles) l'Afghanistan, puis l'Irak (supposé allié d'Al-Qaida) en mars 2003, et l'on assista, entre 2001 et 2006, à une explosion des dépenses de sécurité, passant de 16,8 milliards à 55 milliards de dollars.

Un excellent article "coup de poing" de Michael Meacher, ancien ministre britannique de l'Environnement, paru dans le Guardian le 6 septembre 2003, est à lire impérativement (ici en anglais, en français). Les attentats du 11 septembre ont constitué, nous rappelle-t-il, une aubaine pour l'administration Bush, un prétexte parfait "pour mettre en branle le plan du PNAC", pour mettre en oeuvre une politique guerrière planifiée de longue date. Selon l'ancien ministre, "il est clair que les autorités américaines ont fait peu ou rien pour empêcher les événements du 11 septembre. Au moins 11 pays ont averti à l’avance les Etats-Unis des attaques du 11 septembre." Meacher met aussi en cause la réaction américaine suite aux attentats ; selon lui, "aucune opération sérieuse ne fut tentée pour capturer Oussama Ben Laden." Il ne croit pas à "une guerre réelle et déterminée au terrorisme", qui porte, selon lui, "l’estampille d’un mythe politique propagé aux fins d’un tout autre agenda - le plan des Etats-Unis vers l’hégémonie mondiale, nécessitant la prise par la force du contrôle des approvisionnements de pétrole".

Deuxième coïncidence, qui vient préciser la première : le 30 septembre 2001, soit à peine 19 jours après les attentats, Donald Rumsfeld, le Secrétaire à la Défense, dépose son "Quadrennial Defense Review Report", qui expose la stratégie militaire du Pentagone, les réformes fondamentales et les dépenses du Ministère de la Défense. Le 11 septembre y est utilisé constamment pour justifier la stratégie proposée, les réformes de l'armée, et surtout les grandes dépenses demandées. Si bien qu'on se demande comment Rumsfeld aurait défendu son plan, si les attentats n'avaient pas eu lieu (source : ici). D'ailleurs, dès les premières heures qui suivirent la catastrophe, le 11 septembre, Rumsfeld fit preuve d'un formidable opportunisme, en interpellant, au cours d'une conférence de presse, le sénateur démocrate Carl Levin ; il était 18h42 : "Vous, ainsi que d’autres représentants démocrates au Congrès, avez exprimé la crainte de ne pas avoir les moyens de financer l’importante augmentation des budgets de défense sollicitée par le Pentagone, notamment la défense anti-missiles. Vous craignez d’avoir à puiser dans les fonds de la Sécurité sociale pour financer cet effort. Est-ce que le genre d’événements qui vient de se produire suffit à vous convaincre qu’il est urgent pour ce pays d’augmenter les dépenses consacrées à sa défense et que, s’il le faut, il faudra puiser dans les fonds de la Sécurité sociale pour payer les dépenses militaires ? - l’augmentation des dépenses militaires ?" (source : ici). [MAJ : c'est, en fait, un journaliste qui interpelle Carl Levin, et non pas Donald Rumsfeld, comme le soutient le Réseau Voltaire. La preuve en image, à 11 min 30. La retranscription de la conférence de presse sur le site actuel du DoD indique bien que c'est un journaliste qui interpelle Levin. Mais avant 2003, c'était Rumsfeld qui apparaissait comme l'auteur de cette "attaque". Voir les archives de cette page du site du DoD.]

On peut aussi s'étonner des prémonitions saisissantes de Donald Rumsfeld, plusieurs mois avant les attentats, puis le matin même du 11 septembre. Ainsi, alors qu'il regarde à la télévision, dans son bureau du Pentagone, les événements qui se déroulent à New York, il annonce à Christopher Cox (le président de la commission de la Défense de la Chambre des représentants), qui se trouve à ses côtés et qui nous rapporte ses propos : "Croyez-moi, ce n’est pas encore fini. Il va y avoir une autre attaque et elle pourrait être pour nous" (The Daily Telegraph, 16 décembre 2001). Fort de cette préscience (ou de cette simple crainte), pourquoi Rumsfeld n'a-t-il pas ordonné aux chasseurs de la base militaire Andrews (située à faible distance du Pentagone) de décoller pour protéger le bâtiment ? Car il faut savoir que toute intervention militaire dans le cas d'un détournement d'avion doit recevoir, au préalable, l'approbation du Secrétaire à la Défense... Ceci est spécifié dans un document intitulé "CHAIRMAN OF THE JOINT CHIEFS OF STAFF INSTRUCTION" (ce document, daté du 1er juin 2001, modifiait les procédures à suivre en cas de détournement d'avion, en soumettant toute intervention militaire à l'approbation du Secrétaire à la Défense). La préscience rumsfeldienne qui nous est rapportée par le témoignage de Christopher Cox n'est bizarrement pas assumée par Rumsfeld lui-même, comme le montre cet extrait d'une interview qu'il accorda à ABC le 16 septembre 2001 :

Donaldson : On Tuesday I am told the FAA [Federal Aviation Administration] notified someone in the Pentagon that there was a rogue plane apparently headed toward Washington. But you didn't know it, am I correct ? -- until it hit ?
Rumsfeld : I was in the Pentagon and felt the shock of the attack, and --
Donaldson : What did you think it was ?
Rumsfeld : A bomb ? I had no idea.

Alors que quelques minutes plus tôt, il prévoit le crash d'un avion sur le Pentagone, au moment où cela survient effectivement, il n'a plus aucune idée de ce que cela peut être... Voyez, d'ailleurs, comment il élude complètement la première question : savait-il, lui aussi, comme le "someone" dont il est fait mention, qu'un avion détourné se dirigeait vers Washington, c'est-à-dire, grosso modo, dans la direction du Pentagone ? Difficile d'en douter.

Ce qui nous amène à une troisième coïncidence : le matin du 11 septembre, de nombreux exercices de simulation d'attentats (ou "war games") avaient lieu aux Etats-Unis. Des exercices finalement assez proches des attentats réels. Ainsi, les responsables de Chantilly en Virginie, la base du National Reconnaissance Office, avaient programmé un exercice au cours duquel un petit jet privé s’écrasait contre l’une des quatre tours du siège de l’agence. Une agence située à 40 km du Pentagone et à 6,5 km de l’aéroport international Dulles de Washington, d'où avait justement décollé, 50 minutes avant le début de l'exercice, le Boeing qui s'écrasa... sur le Pentagone. D'autres exercices faisaient intervenir des avions militaires jouant le rôle d’avions civils détournés au-dessus des USA. D'autres encore consistaient à placer des "faux blips" (signaux radar indiquant des avions qui sont en réalité virtuels) sur les écrans de contrôle aérien de la FAA. Dans ces conditions, nombre de hauts-gradés de l'armée américaine reconnurent qu'ils ne surent pas distinguer immédiatement les exercices de simulation des attentats réels. Bref, la confusion était totale. Durant cette matinée, on signala jusqu'à 29 appareils détournés. Impossible de savoir où il fallait envoyer des patrouilles, et quels bâtiments il fallait protéger en priorité.

La concomitance des exercices et des attentats facilita grandement la tâche des terroristes. Sans elle, leurs opérations auraient sans doute pu être interrompues. Le code de procédures pour les cas de détournement d’avion de la FAA aurait pu s'appliquer, comme ce fut le cas entre septembre 2000 et juin 2001, où des chasseurs furent dépêchés à 67 reprises à la suite de signalements de vols suspects (AP, le 13 août 2002). Il est légalement prescrit aux Etats-Unis, dès qu’un avion s’est sensiblement éloigné de son plan de vol, que des chasseurs soient envoyés afin d’évaluer la situation. Dans la confusion du 11 septembre, alors que le premier détournement, celui du Vol 11, avait été suspecté par la FAA dès 8h13, les deux premiers chasseurs ne décollèrent, dans le but de rattraper ce vol, qu'à 8h52... soit 6 minutes après son crash... (également 6 minutes après que l'ordre de décoller leur ait été donné, 26 minutes après que les contrôleurs aériens aient été sûrs que le Vol 11 avait été détourné, ou encore 39 minutes après qu'ils aient perdu le contact avec lui). Signalons encore qu'alors que les Twin Towers avaient été percutées respectivement à 8h46 et 9h03, et que de multiples détournements d'avions étaient suspectés, aucun chasseur ne fut envoyé de la base militaire Andrews (située à seulement 16 km de Washington), pour protéger la capitale américaine et aussi le Pentagone, avant le crash du troisième avion à 9h38... précisément sur le Pentagone (pour une information plus détaillée sur l'extrême et anormale lenteur de la réaction des chasseurs américains, et aussi sur le flou des différentes versions officielles, on peut se reporter à cet article de David Ray Griffin).

A en croire le commandant en chef de la Russian Air Force, le Général Anatoly Kornukov, un tel scénario est normalement impossible : "Generally it is impossible to carry out an act of terror on the scenario which was used in the USA yesterday. As soon as something like that happens here, I am reported about that right away and in a minute we are all up." (voir ici). Bref, on peut légitimement penser que les commanditaires des attentats du 11 septembre étaient informés des exercices qui se préparaient à l’intérieur des appareils d’Etat américains ; est-ce là cependant suffisant pour conjecturer qu'ils appartenaient, au moins pour une partie d’entre eux, à ces appareils d’Etat ?

Quatrième coïncidence : le Vol 77 s'écrase sur le Pentagone contre la seule aile du bâtiment qui était en cours de rénovation, et qui avait été renforcée pour pouvoir résister à une attaque. Cette zone était aussi, à ce moment-là, la moins peuplée. Pour l'atteindre, l'avion effectua une manoeuvre assez compliquée, une longue boucle de 270 degrés à grande vitesse, pour finalement s'approcher du bâtiment, dans les derniers hectomètres, en rasant littéralement le sol (comme le suggère la seule petite vidéo ridicule que les autorités américaines ont daigné transmettre au public). Ou comment un terroriste se complique la vie pour faire le moins de dégâts possible...

Cette manoeuvre réclamait incontestablement une très grande dextérité, "extraordinaire" même, comme ce fut notamment confirmé dans cet article du Washington Post : "Aviation sources said the plane was flown with extraordinary skill, making it highly likely that a trained pilot was at the helm..." Or, Hani Hanjour, le pilote présumé, fut décrit par ses propres instructeurs, dans les écoles de pilotage où il passa, comme un bien piètre pilote ("a very bad pilot"). "He could not fly at all", assure l'un d'eux, qui le connut sept mois avant le 11 septembre. D'autres instructeurs purent apprécier ses talents seulement un mois avant les attentats : "They found he had trouble controlling and landing the single-engine Cessna 172. Even though Hanjour showed a federal pilot's license and a log book cataloging 600 hours of flying experience, chief flight instructor Marcel Bernard declined to rent him a plane without more lessons." L'instructeur Bernard ajouta néanmoins : "He did have some ability as a pilot. There's no doubt in my mind that once that [hijacked jet] got going, he could have pointed that plane at a building and hit it" ; mais précisément, la manoeuvre réalisée le 11 septembre sur le Pentagone n'a pas consisté à "viser" simplement un bâtiment (pour le frapper en ligne droite) ; elle fut, au contraire, tellement compliquée et ardue que les contrôleurs aériens crurent spontanément qu'elle était réalisée par un avion de chasse ! (voir ici pour retrouver les sources, ou encore ou ).

Cinquième coïncidence : on retrouve dans les ruines du World Trade Center, sur Vesey Street (devant le Building 7), le passeport de l'un des pirates de l'air, Satam Al Suqami (et non pas Mohamed Atta, comme c'est souvent dit), autrement dit, un bout de papier qui a réussi la prouesse de s'extraire de l'avion avant que celui-ci ne soit pulvérisé dans une gigantesque boule de feu... alors qu'on ne retrouve pas, dans ces mêmes ruines, les boîtes noires des Vols 11 et 175, construites pourtant dans des matériaux quasi indestructibles.

Sixième coïncidence : le 12 juillet 2001, un agent de la CIA, Larry Mitchell, va rendre visite à Oussama Ben Laden, l'ennemi numéro 1 des Etats-Unis depuis 1998, alors que ce dernier est soigné pour de graves insuffisances rénales à l'hôpital américain de Dubaï. C'est Le Figaro et RFI qui sortent l'information le 31 octobre 2001, reprise par le Guardian le 1er novembre. Selon Le Figaro, l'agent de la CIA "aurait même été informé sur d'éventuels attentats." (sources : ici ou ). Aux yeux d'un profane, ce sont là des pratiques qui surprennent...

Septième coïncidence : du 4 au 13 septembre 2001, Mahmoud Ahmad, président de l'ISI, les services secrets pakistanais, est en visite officielle aux Etats-Unis. Le matin du 11 septembre, il prend son petit-déjeuner au Capitole en compagnie du sénateur Bob Graham (président du Comité du renseignement du Sénat) et du représentant Porter Goss (président du Comité du renseignement de la Chambre) ; les trois hommes s'entretiennent alors de terrorisme, et spécialement du terrorisme venant d'Afghanistan. Quelques jours avant le début de la guerre en Afghanistan le 7 octobre 2001, Ahmad est poussé à la démission, sous la pression des Américains. Officiellement, parce qu'il est trop proche des Talibans. La vraie raison ? Mahmoud Ahmad a tout simplement transféré, en juillet 2001, 100 000 dollars au chef présumé des pirates de l'air du 11 septembre, Mohamed Atta, par l'intermédiaire de Omar Saeed Sheikh (qui deviendra plus tard tristement célèbre pour le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl). Ce sont les services secrets indiens qui sont à l'origine de cette révélation stupéfiante. L'information sera donnée dès le 8 octobre 2001 par Press Trust of India et le journal pakistanais The Dawn, avant d'être approfondie le 9 octobre par le très respecté Times of India, puis par de nombreux média occidentaux (AFP, Wall Street Journal, London Times...).

Depuis, Mahmoud Ahmad n'a fait l'objet d'aucune enquête, ni d'aucune poursuite, que ce soit de la part du Pakistan ou des Etats-Unis (sources). Quant au rapport de la Commission sur le 11 Septembre, il reste muet sur ces faits (voir ici). Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche le 16 mai 2002, un journaliste indien interrogea Condoleezza Rice sur toute cette histoire ; la Secrétaire d'Etat écarta la question d'un revers de main, prétendant qu'elle n'en avait jamais entendu parler (voir le film 9/11 Press For Truth à 68 min 05 sec, ou encore ici). Dans l'édition du 10 août 2004 du Times of India, on pouvait apprendre que cette piste n'avait toujours pas été creusée ("A money transfer from Karachi to the hijackers in Florida has never been fully explored or explained. Ahmad was never called to account for this..."). L'Asia Times, dans un article du 8 avril 2004, nous donne peut-être la raison de ce mutisme : "If Mahmoud was really involved in September 11, this means the Pakistani ISI - "the state within the state" - knew all about it. And if the intelligence elite in Pakistan knew it, an intelligence elite in Saudi Arabia knew it, as well as an intelligence elite in the US."

Huitième coïncidence (probablement insignifiante, mais dont beaucoup ont souligné l'ironie) : l'agent John O'Neill devient en 1995 le chef de la section anti-terroriste du FBI. Il travaille sur le premier attentat contre le WTC de 1993, et contribue à l'arrestation de son instigateur, Ramzi Youssef. Plus tard, il enquête sur Oussama Ben Laden et son organisation, Al-Qaida ; il devient même l'autorité la plus compétente du FBI en la matière. Durant six ans, il traque Ben Laden et ne cesse de mettre en garde l'Amérique contre sa menace grandissante. Mais le 22 août 2001, O'Neill démissionne de son poste, en raison d'obstructions répétées contre ses investigations, et parce qu'il ne se sent pas soutenu par son propre gouvernement. Il décide alors de changer d'horizon, et le 10 septembre, il investit son nouveau poste : celui de Chef de la Sécurité du WTC. Le lendemain, il est tué lors des attaques. Tué par son ennemi juré... L'ironie est d'autant plus grande que, quelques jours auparavant, O'Neill avait prophétisé son destin ; annonçant à l'un de ses amis son intention de travailler au WTC, celui-ci lui avait dit en plaisantant : "At least they're not going to bomb it again." O'Neill avait alors répondu : "They'll probably try to finish the job." (voir le portrait de John O'Neill tracé par The New Yorker).

Neuvième coïncidence : le week-end précédant le 11 septembre, la partie supérieure de la Tour Sud du WTC a connu une coupure de courant très inhabituelle d'au moins 26 heures. C'est Scott Forbes, administrateur de base de données pour Fiduciary Trust, qui en témoigne. Cette coupure de courant, qui devait servir à faire du re-câblage, était, selon lui, "sans précédent". Pendant toute sa durée, différents dispositifs ordinaires du bâtiment, comme le verrouillage des portes ou les caméras de surveillance, ne fonctionnaient plus. L'accès à la tour était alors libre. Scott Forbes raconte qu'il vit plusieurs techniciens en combinaison, portant des appareils de construction et des boîtes à outils, à l’intérieur du building. Voir tellement d’étrangers qui ne travaillaient pas ordinairement au WTC était, pour lui, très surprenant. Evidemment, Forbes a dû entendre parler de la théorie des démolitions contrôlées, et c'est pour cette raison que ces travaux dont il fut témoin, à l'abri des caméras de sécurité, lui paraissent louches... Forbes dit avoir contacté trois fois la Commission sur le 11 septembre pour lui raconter son histoire, et réclamer qu'une enquête soit menée sur cette mystérieuse coupure de courant ; il n'a jamais reçu de réponse, et la coupure de courant, à sa connaissance, n'a jamais été reconnue (son interview est à lire ici en français).

Dixième coïncidence : dans les six jours précédant le 11 septembre, un nombre particulièrement important d'options de vente furent placées sur des sociétés qui allaient être touchées par les attentats. Une option de vente est un pari sur la chute prochaine d'une action. Deux compagnies aériennes furent concernées par ces mouvements boursiers : United Airlines et American Airlines, les deux seules compagnies auxquelles appartenaient les avions détournés. Selon Michael C. Ruppert (ancien enquêteur de la police de Los Angeles, aujourd'hui rédacteur en chef de From the Wilderness), "les achats d’options à la baisse sur ces deux compagnies furent de 600 % au dessus de la normale". Un nombre également anormal d’options de vente furent achetées aux banques Merrill Lynch et Morgan Stanley (deux des principaux locataires du WTC), ainsi qu'à Axa Re et Munich Re (qui assuraient le complexe du WTC). Ces mouvements très inhabituels sont, selon certains, le signe évident de délits d'initiés (et donc la preuve de la connaissance préalable des attentats par ces initiés).

C'est bien sûr l'avis du Réseau Voltaire ("pro-conspirationniste"), qui, dans un article du 16 octobre 2001, nous proposait la réflexion suivante : "Les autorités de contrôle de chaque grande place boursière recensent les plus-values réalisées par les initiés. Les investigations sont coordonnées par l’Organisation internationale des commissions de valeurs (IOSCO). Le 15 octobre, elle a tenu une vidéo-conférence où les autorités nationales ont présenté leurs rapports d’étape. Il apparaît que les plus-values illicites porteraient sur des centaines de millions de dollars, constituant le "plus important délit d’initié jamais commis"." A l'autre bout de l'échiquier, si je puis dire, chez les "pro-Américains", on partage le même point de vue, comme sur le site Les 4 Vérités, un webzine de droite libérale, où, dans un article du 22 septembre 2001, l'on pouvait lire ceci : "Les terroristes responsables du massacre, non pas ceux qui ont sacrifié leur vie, mais ceux qui les avaient incités et aidés à le faire, semblent avoir réalisé la plus vilaine des spéculations que le monde ait jamais connues. En effet, dans les jours qui ont précédé le 11 septembre, des ordres de vente massifs ont été donnés sur les valeurs qui allaient nécessairement chuter brutalement après l'attentat... Ils ont gagné des millions de dollars. Mais l'enquête cherche maintenant à identifier les donneurs d'ordre, et ils seront identifiés dans les jours qui viennent." Les jours sont longs... Force est de constater que, cinq ans après, on attend toujours... Voici un troisième avis : le 20 septembre 2001, sur ABC News, Dylan Ratigan, journaliste à Bloomberg Business News (l'une des principales agences d’informations financières américaines), déclarait au sujet de toutes ces spéculations boursières douteuses : "This could very well be insider trading at the worst, most horrific, most evil use you've ever seen in your entire life... This would be one of the most extraordinary coincidences in the history of mankind if it was a coincidence." Il faut pourtant croire que ce fut une coïncidence ; c'est en tout cas le jugement que rendit la Commission sur le 11 septembre, dans une note de bas de page expéditive de son rapport, qui rejeta définitivement les allégations de délits d'initiés.

A cette incroyable "coïncidence", ajoutons cet incroyable dysfonctionnement : l'on sait que la CIA, comme beaucoup d’autres agences de renseignement, surveille les transactions financières en temps réel. Le but de cette pratique, c'est justement d’alerter les services de renseignement nationaux lorsqu'une anomalie se produit, car elle peut préfigurer des attaques telles que celles du 11 septembre. Or, la CIA n'a rien signalé du tout. (Pour plus d'information sur de possibles délits d'initiés, voir ici : la chronologie exhaustive de Paul Thompson.)
 
Après l'évocation des principaux faits et coïncidences troublants relatifs au 11 septembre, le prochain article traitera des mensonges des officiels...

Publié dans 11 septembre

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le malin 27/01/2009 11:25

c'est un coup d'étatnous avons affaire a des gens qui peuvent détruire le monde si ils veulentnous savons qui sont ces gens nous savons même leur prénomet ils vont payé chère leur crimesil nous reste plus qu'a retrouvé les personnes qui ont fai sauté le WTC7 ils ne sont pas bien loins il se promenent tous sur le territoire américainet tôt ou tard ont va leur tombé dessus

paroto 30/03/2008 18:08

"La première coïncidence est sans doute la plus forte, car elle offre un cadre explicatif fort commode aux attentats du 11 septembre. En septembre 2000, le PNAC [Project for the New American Century], un "think thank" néo-conservateur, publie un document intitulé "Reconstruire les défenses américaines" ;"Et pourquoi est-ce une coïncidence, parce que ça arrive en septembre 2000 ? L'idée de faire main-basse sur les réserves de pétrôle du moyen-orient date des années 70. Ça fait des années que les conservateurs extrêmistes élaborent les stratégies les plus farfelues pour arriver à cette fin. Ce fameux rapport qui apparaît un avant le 11 septembre n'est qu'un rapport de plus parmi les centaines de thinktank du même genre faits auparavant, bien avant que W ne soit au pouvoir. Est-ce que tu t'imagines que l'élimination des Twin Towers comme catalyseur date d'il y a 30 ans ? Ils auraient mis vachement de temps à mettre leur plan en place."Deuxième coïncidence, qui vient préciser la première : le 30 septembre 2001, soit à peine 19 jours après les attentats, Donald Rumsfeld, le Secrétaire à la Défense, dépose son "Quadrennial Defense Review Report","Pourquoi ? C'est pas assez long, 19 jours, pour écrire un rapport ? Tu as l'air de présenter ça comme si ça avait écrit à l'avance, qu'il l'avait sorti de sa poche, or, 19 jours, ça me laisse plutôt entendre qu'il a travaillé dans l'urgence après les attentats et rien de plus. Alors comme "coïncidence", on fait mieux."On peut aussi s'étonner des prémonitions saisissantes de Donald Rumsfeld, plusieurs mois avant les attentats, puis le matin même du 11 septembre. "Ça n'a rien d'une prémonition ! Tous ceux qui suivaient l'actualité savaient que ça allait péter un jour ou l'autre ! Est-ce que tu as suivi les événements en Afghanistant, les attentats qui ont précédé ? Est-ce qu'il faudrait accuser tous ceux qui ont prévue qu'il y aurait une attaque sur le sol américain ? Bravo, belle manière de voir les choses. Dans ces cas-là, je te dis pas le nombre de journalistes qui ont participé au 11 septembre. Maintenant, entre admettre la très forte probabilité qu'il y ait une attaque et savoir où, qd et comment, il y a une différence."pourquoi Rumsfeld n'a-t-il pas ordonné aux chasseurs de la base militaire Andrews (située à faible distance du Pentagone) de décoller pour protéger le bâtiment ?"Parce qu'en aucun cas on ne peut envisager de descendre un avion au-dessus d'une zone urbaine ! "Ce qui nous amène à une troisième coïncidence : le matin du 11 septembre, de nombreux exercices de simulation d'attentats (ou "war games") avaient lieu aux Etats-Unis."Exercices qui, comme on peut le voir sur la page wikipedia, avaient lieu chaque année et qui de toute façon n'auraient pas eu grande incidence sur les attentats. Il n'était pas possible de les stopper avant, et après il n'y avait plus rien à faire."A en croire le commandant en chef de la Russian Air Force, le Général Anatoly Kornukov, un tel scénario est normalement impossible :"Mouais, on sait comment les russes traitent les problèmes terroristes. On fonce dans le tas, et tant pis pour les otages. Du reste, c'est assez amusant quand on sait que l'Afrique, l'Asie, et l'ex-Urss sont les trois endroits où il est le plus dangereux de voler. Aeroflot, une compagnie russe arrive même en tête de liste des compagnie aériennes les plus dangereuses."Quatrième coïncidence : le Vol 77 s'écrase sur le Pentagone contre la seule aile du bâtiment qui était en cours de rénovation, et qui avait été renforcée pour pouvoir résister à une attaque."En cours de rénovation depuis 1993. Ce qui me fait marrer, c'est que si c'était arrivé à l'autre bout du Pentagone, on aurait pu dire : "comme par hasard, ça n'a pas touché l'aile qui était en rénovation et comme par hasard, ça a fait plein de mort".Êtes-vous assez naïf pour croire que les Etats-Unis attaqueraient leur propre centre militaire (et pire ! leur centre financier), dans le but de lancer des attaques ?Mais vous croyez que Bush avait besoin d'un prétexte pour envahir l'Irak ? Évidemment qu'il s'est servi du 11 septembre, mais il n'en aurait pas eu besoin, est-ce que Clinton a eu besoin d'un prétexte pour effectuer quelques tirs de missiles, lors du MonicaGate ?Alors oui, le gouvernement américain ment, c'est pas nouveau, oui, il est capable de coups tordus, mais il ne faut pas nier l'évidence. C'est Ben Laden qui a revendiqué l'attentat, il l'avait déjà essayé en 93, il a fait d'autres attentats avant et après, pourquoi chercher midi à quatorze heure ? Tous les autres attentats, à madrid, ailleurs, vous ne les remettez pas en question ? Vous n'accusez pas le gouvernement espagnol d'avoir fomenté ses attentats ? Vous n'accusez pas Zapatero d'avoir trouvé un moyen pour se faire élire ? Mais si ça se passe aux USA, tout de suite, on lance la théorie du complot. Des "coincidences" et des "zones d'ombre" on peut toujours en trouver dans ce genre de cas, c'est très facile. Les témoignages sont svt contradictoires, dans un moment de panique, c'est normal que deux personnes ne voient pas la même chose. Mais c'est pas pour autant qu'il faut sauter aux conclusions. Toutes les personnes qui défendent la théorie du complot le font dans un but précis : vendre. Un livre, un article de journal révélant un soi-disant complot, c'est le succès garanti. C'est eux les manipulateurs.