Vidéos musicales

Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 16:53

"Cherub Rock" (Siamese Dream) - Montréal, 2000
"I Of The Mourning" (Machina/The machines of God) - Montréal, 2000
"Blank Page" (Adore) - Japon, juin 2000
"Zero" (Mellon Collie and The Infinite Sadness) - Chicago, 1999

"Behold! the Nightmare" (Adore) - Santiago du Chili, 1998

"Thru The Eyes Of Ruby" (Mellon Collie)

"Today" (Siamese Dream) - Chicago, 1992 







Par Taïké Eilée - Publié dans : Vidéos musicales
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /2006 07:42

Retrouvons, pour commencer, les Smashing Pumpkins au Saint Andrews Hall de Detroit, le 10 avril 1999, pour "Pug", lors d'un concert intime et intense. Le groupe est pour l'une des toutes dernières fois au complet, suite au retour de Jimmy Chamberlin derrière la batterie, et peu de temps avant le départ définitif de la bassiste D'arcy Wretzky (ici avec un joli chapeau de cow-boy). Baissez les lumières, montez le son... Corgan et sa bande rappliquent...

Retournons quelques mois en arrière, avant le retour de Chamberlin. Le groupe est en pleine tournée Adore, dans une configuration originale, avec pas moins de trois percussionnistes, dont le batteur à lunettes Kenny Aronoff, et un claviériste de choix : Mike Garson, l'acolyte de David Bowie. Nous voici dans les studios de Canal +, de nouveau avec "Pug"...

Véritable moment de dévastation sur Adore : "Tear". Joué ici le 28 mai 1998 au Jardin Botanique de Bruxelles, à la nuit tout juste tombée. 8 minutes dont on ne se lasse pas. Jamais. Quel pied !

Voici, à présent, un pur moment de grâce. Il y a parfois de ces instants miraculeux où la beauté vous submerge... "Once Upon A Time" est l'un des plus émouvants morceaux des Pumpkins, écrit par Billy dans la pensée douloureuse de la perte de sa mère. Quel cri d'amour ! Quel cri de détresse ! Quelle beauté ! "Time has ravaged on my soul..." D'arcy est belle, James Iha a de faux airs de Michael Jackson et Billy nous ouvre son coeur saignant. Une beauté ravageuse qui ne laisse pas indemne. [Mise à jour : la magnifique vidéo initiale n'est plus disponible ; en voici donc une autre, excellente également...]

De l'émotion à la puissance. Terminons avec cet extrait du dernier concert des Pumpkins au Cabaret Metro de Chicago le 2 décembre 2000. Mélissa Auf der Maur a remplacé D'arcy à la basse. Mais ici, on n'aura d'yeux que pour Corgan et Chamberlin (monstrueux derrière sa batterie jaune poussin). "An Ode To No One" : sommet de l'album Mellon Collie, et sommet de l'oeuvre des Pumpkins, sommet de l'histoire du rock. Pour qui veut savoir ce que le mot puissance veut dire en musique... C'est parti pour 4 minutes absolument fantastiques. 

Par Taïké Eilée - Publié dans : Vidéos musicales
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 09:37

Depuis 10 ans, le groupe Elysian Fields produit une musique exceptionnellement envoûtante et magique. Aux confins du rock et du jazz, il représente ce qu'on appelle aux USA le rock noir. Au rendez-vous : ballades sombres et mystérieuses, portées jusqu'au plus profond de nos cerveaux par la voix incroyablement sensuelle de sa chanteuse, Jennifer Charles.



Retrouvons d'abord Elysian Fields à La Maroquinerie le 28 octobre 2005, avec "Lions in the storm", tiré de l'album Bum raps & love taps, sorti en 2005.




Petit retour en arrière, en 1997 : le groupe était sur le plateau de Nulle Part Ailleurs, avec "Jack in the box", tiré de l'album Bleed your cedar, sorti en 1996.




Pour finir, deux documents exceptionnels pour rentrer dans l'intimité d'Elysian Fields. Vincent Moon de La Blogothèque (connue pour ses "concerts à emporter") s'est rendu, en août 2006, dans l'antre new-yorkaise du groupe, à Brooklyn, dans l'appartement même de Jennifer Charles ! Celle-ci interprète d'abord, en français, "Jezebel", la chanson d'Edith Piaf, puis, sur les toits de l'appart et sous la nuit noire et dense, où scintillent les lumières de Manhattan, "We're in love", un pur ravissement extrait de l'album Bum raps & love taps.



 



Pour continuer la découverte :


La page MySpace d'Elysian Fields (4 morceaux sont en écoute, tirés du sublime album Dreams That Breathe Your Name, avec, en particulier, les magnifiques et réjouissants "Shrinking Heads In The Sunset" et "Stop the Sun", et le très planant "Narcosmicoma").


Le site officiel d'Elysian Fields


Le site d'un fan du groupe (in english)

Par Taïké Eilée - Publié dans : Vidéos musicales
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Mercredi 8 novembre 2006 3 08 /11 /2006 19:09
Libre et destroy. Pete Doherty et les Babyshambles, le 19 novembre 2005, avec "Fuck Forever". Souhaitons que l'étoile ne se consume pas trop vite...

Par Taïké Eilée - Publié dans : Vidéos musicales
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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /2006 00:43
Kat Onoma est peut-être le meilleur groupe de rock français. Mené par le ténébreux et charismatique Rodolphe Burger (un ancien prof de philo...), il produit une musique absolument originale, sans concession, qui allie élégance, intimisme, sensualité, raffinement... vous accompagnant comme une douce obsession. Pour une excellente présentation du groupe, on peut aller voir par ici ; on y lira notamment ceci :
 
"A la débauche d’énergie et de décibels, les Strasbourgeois privilégient une forme d’hypnose : pas de solos virtuoses et de grands gestes, mais un jeu trouble et lancinant, une électricité ambiante, des silences aussi éloquents que des notes ; bref, la bande-son idéale d’une nuit d’été lorsque couve l’orage. Et, surplombant ce flot de haute-tension, la voix de Rodolphe Burger, au timbre chaud mais à la diction distante. Toute la magie de Kat Onoma peut être résumée par cette voix : chaleur organique et raideur expressive."
 
Ou encore :
 
"Des textes épurés à l’extrême, presque décharnés, obsédants (pour ne pas dire obsessionnels), posés par une voix tant solennelle que nonchalante sur une musique nerveusement élégante, au bord de l’électrocution : voilà les ingrédients fondamentaux de la recette Kat Onoma, mise en place dès les premiers concerts."
 
Commencez par vous poser cette bonne question : "Que sera votre vie ?", par exemple "quand l’air sera liquide, l’eau solide, la terre feu ?" Méditons avec Kat Onoma sur ces nombreuses et sérieuses éventualités...
 
 
Véritable perle de l'album Far from the pictures de 1995 : "La chambre", dont voici une bien belle description : "Comme s’il réalisait une peinture chinoise, le groupe trace la mélodie d’un trait aussi plein que léger, sans oublier de dessiner le vide et le silence tout autour. Rarement le minimalisme et l’ambiguïté auront fait aussi bon ménage, donnant naissance à un modèle de chanson intimiste, chanson d’automne en apesanteur entre la douceur et un érotisme voilé, abstrait. Le phrasé mi-parlé mi-chanté de Rodolphe Burger magnifie cette déambulation intérieure qui s’achève avec les soupirs mélancoliques de la trompette..."
 
 
dans ma chambre vous croqueriez
une pomme petite vous tremperiez
dans le thé des langues de chat
en silence
et après le débat comme dit Casanova
fronçant les sourcils vous diriez
c'est bizarre

dans ma chambre vous croqueriez
une pomme petite vous tremperiez
dans le thé des langues de chat
en silence
et après le débat comme dit Casanova
fronçant les sourcils vous diriez
ç'a été ?
 
car vous n'auriez qu'un mot à dire
dans la rue la journée
pour vous servir d'acolyte j'aurais mon parapluie
qui sait ?

dans ma chambre vous croqueriez
une pomme petite vous tremperiez
dans le thé des langues de chat
en silence
et après le débat comme dit Casanova
fronçant les sourcils vous diriez
c'est bizarre

car vous n'auriez qu'un mot à dire
dans la rue la journée
si seulement il vous en disait
 
 
Finissons avec une pure merveille qui date du premier album de Kat Onoma en 1988 : "Cupid", joué ici à Lyon en 2001. Nous y retrouvons la divinité de l'amour, dépeinte sous les traits d'un authentique vampire...
 
 
Et puis un petit bonus : un petit clip, prétexte pour l'un des meilleurs morceaux du formidable album solo de Rodolphe Burger, Meteor Show, datant de 1998 : "Unlimited Mariage"...
 
 

Tes lèvres fines et souples comme les branches du saule

A-t-il osé dire, et il le croyait

Et elle l'a cru...

Par Taïké Eilée - Publié dans : Vidéos musicales
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